« Je ne sais même plus si c’est réellement de la fatigue ou si c’est juste normal ? C’est la vie ? »
A force d’être dans un état de fatigue prolongé, on en vient à se dire que c’est normal. Le fait qu’on vive dans une société où, potentiellement, c’est le cas de tout le monde autour de nous, ne nous aide pas à voir les choses autrement…
Alors on se résigne, on passe outre, on tient bon, jusqu’à ce que l’épuisement soit trop important et que vienne l’effondrement. C’est ce qui peut se passer si l’on se déconnecte de ses ressentis. Le corps envoie des signaux (à travers la fatigue, les douleurs…) et réapprendre à les écouter est le premier pas pour retrouver sa vitalité et son enthousiasme !
Ne plus savoir si on est fatiguée : un symptôme à part entière
C’est pas juste dans votre tête. Ce n’est pas non plus un manque d’informations sur la fatigue : vous avez écumé les sites internet et fait toutes les cures de magnésium et autres compléments alimentaires sensés redonner de l’énergie. Rien n’y fait !
Cela va au-delà de ça ! C’est la conséquence logique des années passées à fonctionner en pilote automatique, sans jamais s’arrêter pour vérifier les voyants d’alerte, tellement happée par le quotidien…
Pourquoi finit-on par ne plus s'entendre soi-même
Dans un quotidien surchargé, il n’y a pas de place dans le planning pour se poser la question « comment je me sens aujourd’hui », « de quoi j’ai besoin ». Alors le corps et le mental s’adaptent à ces inconforts, on avance, on fait avec.
Et pourtant, les inconforts, eux, sont toujours là, profondément enfouies. Et un jour ressurgie de nulle part, cette fatigue inexpliquée. Le corps cesse de murmurer et commence à parler plus fort pour se faire entendre…
L'Ayurveda et l'observation de soi
En me lançant dans l’Ayurveda, j’ai vite compris qu’au-delà des plantes médicinales et des doshas, l’Ayurveda est avant tout une science de l’observation.
L’observation de soi, de la nature, de ce qui nous entoure.
Le corps a une intelligence naturelle, un pouvoir d’autoguérison qui lui permet de s’équilibrer si on lui en laisse l’opportunité et qu’on lui fournit les bons outils.
Le problème, ce sont nos vies trop chargées, nos journées à 1000 à l’heure, où tout va vite, tout est trop. Ce quotidien ne laisse pas la place à l’observation . Ce quotidien entretient des habitudes qui ne nous sont pas salutaires.
Tenir le coup VS aller bien
Le corps a une intelligence naturelle, un pouvoir d’autoguérison qui lui permet de s’équilibrer si on lui en laisse l’opportunité et qu’on lui fournit les bons outils.
Le problème, ce sont nos vies trop chargées, nos journées à 1000 à l’heure, où tout va vite, tout est trop. Ce quotidien ne laisse pas la place à l’observation . Ce quotidien entretient des habitudes qui ne nous sont pas salutaires.
Réapprendre à sentir : par où commencer
Un pas après l’autre, un jour après l’autre. Rome ne s’est pas construite en un jour comme on dit !
Remettre de l’observation dans votre quotidien, sur des petites choses, est votre premier pas.
- Le matin au réveil, en vous étirant, prenez 2 minutes pour vous demander : comment je me sens aujourd’hui ? Et sentez les zones qui bloquent un petit peu, les lourdeurs, la digestion peut-être… Mais aussi la fluidité et l’enthousiasme !
- Le midi, avant le repas, demandez vous si vous avez faim, et comment est cette faim ? Ajustez le repas en conséquence et sentez la légèreté après le repas.
- Prenez un temps de marche, sans téléphone, sans podcast, sans écouteurs. 10, 20, 30 minutes, une, deux, trois fois dans la semaine : adaptez-vous à votre vie actuelle, à vos possibilité.
Ce sont les petits gestes répétés qui changent la vie !
Pour conclure : il ne s'agit pas de trouver LA solution miracle
Il s’agit de comprendre ce qu’il se passe à l’intérieur de soi. C’est une compétence que nous avions tous à l’origine, mais que la société nous fait mettre de côté. Et quand on ne pratique plus quelque chose, alors on l’oublie…
Avancer sur ce chemin seule en tant que femme épuisée peut être un challenge, il existe des accompagnements, des ateliers qui peuvent vous aider dans votre parcours. Vous n’êtes pas seule et si vous êtes arrivée ici, vous êtes sur la bonne voie !
Vos questions fréquentes
Pourquoi je n'arrive même plus à savoir si je suis fatiguée ou non ?
Parce qu’à force de fonctionner en pilote automatique, sans jamais vous arrêter pour vérifier les voyants d’alerte, votre corps a fini par s’adapter en silence. Ce n’est pas un manque d’attention de votre part : c’est simplement une compétence qu’on perd quand on ne la pratique plus. Celle de l’observation et l’écoute de soi.
Est-ce grave de ne plus ressentir sa faituge ?
Ce n’est pas « grave » au sens où il faudrait s’inquiéter dans l’immédiat, mais c’est un signal à prendre au sérieux. Un corps qu’on n’écoute plus finit tôt ou tard par parler plus fort et c’est souvent à ce moment-là que l’épuisement devient un effondrement, plutôt qu’un simple passage à vide.
Faut-il consulter un médecin si on ne sait pas d'où vient sa fatigue ?
Oui, un avis médical reste toujours pertinent pour écarter une cause physiologique. Mais si les examens ne trouvent « rien d’anormal » alors que vous vous sentez épuisée, ce n’est pas dans votre tête : c’est souvent le signe que la cause se joue ailleurs, dans un quotidien qui ne laisse plus de place à l’écoute de soi. Les médecines ancestrales comme l’Ayurveda et la médecine traditionnelle chinoise par exemple, creuse pour trouver la cause profonde et peuvent être un réel soutien.
Existe-t-il des plantes anti-fatigue ?
Je vais être directe : tant que le terrain n’est pas réglé (le quotidien surchargé, le manque d’écoute de soi, les habitudes qui vous épuisent) les plantes ne font, la plupart du temps, que masquer le problème. Dans la majorité des cas, c’est de l’argent dépensé pour un effet qui ne dure pas, parce qu’on n’a pas traité la cause.
Comment l'Ayurveda peut m'aider à sortir de la fatigue ?
L’Ayurveda n’est pas d’abord une histoire de plantes ou de doshas : c’est une science de l’observation. Elle vous aide à retrouver ce pouvoir d’autoguérison que votre corps a naturellement, en lui redonnant l’espace et les outils pour s’équilibrer, à travers des gestes simples et répétés au quotidien.


