Toujours fatiguée, à fleur de peau : que dit votre corps ?

C’est le soir, les enfants sont couchés et vous vous laissez tomber sur le canapé. Vous vous demandez si c’est normal d’être toujours aussi fatiguée, aussi irritable, à fleur de peau. Est-ce que ça a toujours été le cas ? Est-ce que c’est le cycle de la vie ? 

Heureusement non : que beaucoup de mères vivent la même chose ne veut pas dire que c’est une fatalité. 

Dans cet article, vous allez voir pourquoi votre corps en est là, pourquoi ce que vous avez déjà essayé n’a pas tenu et vous repartirez avec un exercice de 30 secondes pour commencer à vous écouter, sans rien ajouter à votre journée.

Fatiguée, irritable, à bout : ce n'est pas un manque de volonté

Vous vous êtes peut-être déjà dit que vous devriez mieux vous organiser, être plus patiente, arrêter de vous plaindre. Ou même que les autres y arrivent bien, elles, alors pourquoi pas vous ?!

Ce que vous vivez n’est pas un défaut de caractère ni un manque de volonté de votre part.

La fatigue qui ne part pas, l’irritabilité, cette impression de ne plus rien supporter : ce sont des signaux, pas des caprices ou des preuves de faiblesses. Votre corps ne cherche pas à vous compliquer la vie. Il vous dit, à sa manière, qu’il porte beaucoup trop depuis trop longtemps.

Et si tenir bon était justement ce qui vous avait menée jusqu’ici ?

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Pourquoi le mode survie use autant

Charge mentale, journée à 1000 à l’heure, gérer les enfants, le boulot, la maison, prendre du temps pour le couple, pour soi… La liste ne cesse de s’allonger alors que votre énergie baisse et les journées continuent de filer à toute vitesse. 

Cette agitation, ce quotidien où il faut toujours en faire plus, entretient le mode survie dans lequel vous êtes bloquée. C’est comme si vous étiez continuellement en train de fuir ou affronter une menace. Le corps déploie toutes ses ressources pour affronter le danger et vous vous videz de votre énergie un peu plus chaque jour, en ne retrouvant plus l’état de repos normal du corps. 

Cet état d’alerte est utile quand il est ponctuel : il vous aide à réagir vite. 

Le problème, c’est quand il ne s’arrête plus. Votre système nerveux n’a alors plus l’occasion de redescendre et il devient souvent plus difficile d’être patiente, de supporter le bruit, de profiter d’un moment avec vos enfants. Ce n’est pas vous qui manquez de ressources : c’est un corps qui n’a plus la possibilité de se poser.

Ce moment "pour soi" qui ne repose pas vraiment

Enfin vient le soir, la délivrance, ce moment de tranquillité où vous vous laissez tomber dans votre fauteuil le plus moelleux et lancez une série netflix ou scrollez sur instagram. C’est votre moment, vous avez bien le droit d’en profiter !

Mais au fond, est-ce que ça vous nourrit vraiment ? Ou est-ce que c’est une façon de continuer à fuir les signaux que votre corps vous envoie ? Une sorte d’anesthésie par la stimulation extérieure (encore cette stimulation)… 

Nous sommes des êtres humains, c’est naturel de choisir ce qui nous semble plus facile. En revanche, on a tendance à perdre le discernement, la capacité à savoir ce qui est vraiment bon pour nous…

Pourquoi tout ce que vous avez essayé n'a pas tenu

Le sport, la méditation, les plantes anti-fatigue… Vous avez l’impression d’avoir tout essayé et pourtant rien n’y fait. Vous êtes toujours aussi épuisée. 

Souvent lorsqu’on veut se « reprendre en main », on a tendance à ajouter des choses sur sa liste déjà bien remplie. Alors que ce dont on a besoin, c’est plutôt de s’alléger. 

On ajoute encore et encore, et bien souvent, cela ne change rien, ou ne fonctionne qu’un temps, car c’est une case de plus à cocher. 

Et si on inversait cette tendance ?!

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30 secondes pour observer ce que vous ressentez

Pas besoin de tapis, de silence ou de temps devant vous. Vous pouvez le faire debout dans la cuisine, pendant que l’eau chauffe ou que le four tourne.

  1. Arrêtez-vous : posez ce que vous avez dans les mains, et respirez une fois un peu plus lentement que d’habitude.
  2. Parcourez votre corps : où est-ce tendu ? Lourd ? Froid ? Agité ? Les épaules, la gorge, le ventre, les jambes : prenez ce qui se présente (et peut-être que les premières fois, il n’y aura rien. Continuez de faire cet exercice).
  3. Mettez un mot dessus : « serré », « lourd », « chaud». Un seul mot suffit, il n’a pas besoin d’être juste.

C’est tout. Rien à corriger, aucun objectif à atteindre. Il est possible que vous ne sentiez presque rien la première fois : c’est fréquent quand on tient depuis longtemps et c’est aussi est une information.

En conclusion

Ce soir, quand les enfants seront couchés et que vous vous laisserez tomber sur le canapé, vous n’aurez rien de plus à faire. Peut-être juste remarquer, une fois, comment vous vous sentez.

Votre fatigue n’est pas un manque de volonté, c’est souvent un corps qui attend d’être écouté. Chaque semaine, je vous envoie une lettre pour apprendre à le faire, pas à pas, sans rien ajouter à votre liste parce que tout commence par l’observation et l’écoute de soi au quotidien, écrivez-moi pour y rejoindre la liste.

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